Fin des contrats aidés : un plan social brutal dénoncé par les élus

Cet été, le Gouvernement a décidé de réduire les contrats aidés que l’Etat subventionne évoquant un dispositif trop coûteux et qui n’apparaît pas assez efficace pour lutter contre le chômage. Cette méthode n’est pas acceptable et les conséquences sont désastreuses. Les élus sont montés au créneau.

« Mairie morte ». Le bâtiment public a fermé ses portes le jeudi 21 septembre de 8h à 12h. La municipalité a souhaité protester contre la décision du gouvernement de mettre fin brutalement au dispositif des contrats aidés. Ce signal fort a été pris à l’unanimité par les 150 maires du Pôle Métropolitain de l’Artois. Les élus ont appelé les associations concernées et les bénéficiaires de ces contrats à faire front le 21 septembre devant la Préfecture du Pas-de-Calais à Arras. Le collectif protestataire a fait part de sa volonté d’exiger un moratoire sur la question des contrats aidés et de reporter cette décision brutale et contre-productive. Ce plan gouvernemental de suppression massive des emplois aidés reviendrait sur le territoire à un véritable plan social, ce que les élus ne peuvent pas accepter.

Les conséquences

Concrètement, les collectivités, établissements publics et associations ont eu l’obligation de mettre fin brutalement à de nombreuses missions d’intérêt général exercées au plus près des besoins de la population : dans les écoles, auprès des personnes démunies, âgées ou souffrant de handicap, dans de nombreux services culturels, sanitaires ou sociaux. Avant le 1er septembre 2017, la population wingloise bénéficiait des services de 33 personnes embauchées en contrat aidé. A la rentrée, la collectivité n’a pu prolonger les missions de 13 personnes. Le service jeunesse a été fortement touché puisque 6 agents sont partis. C’est pourquoi il n’existe aujourd’hui que deux centres périscolaires (un pour les élémentaires au CAJ et un pour les maternels à Auriol-Joly). Les derniers agents embauchés grâce au dispositif quitteront leur emploi au premier trimestre 2018.